Les porte de l'au-delà

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origine des ésprits : l'évolution animique

21/01/2024

origine des ésprits : l'évolution animique

« Si j’avais à résumer en traits simples et
concis les enseignements des esprits
guides, je dirais : la loi suprême de
l’univers, c’est le bien et le beau, et
l’évolution des êtres à travers les temps, à
travers les mondes, n’a d’autre but que la
conquête lente et graduée de ces deux
formes de perfection. »
Léon Denis

 les Esprits se définissent comme les êtres intelligents de la création, qui peuplent l’univers en dehors du monde matériel. Ayant été créé immortels par Dieu, les Esprits ont eu un commencement, ils ne sont pas de toute éternité comme Dieu.
Incarnés dans la matière, les Esprits forment l’humanité telle que nous la connaissons ; Le corps physique est alors un vêtement pour l’Esprit qui s’en sépare lorsqu’il est usé. Les lois qui dirigent les évolutions si variées de la matière physique ou vivante,
montrent que rien n’apparaît subitement et à l’état parfait. Le système solaire, notre planète, le langage, les arts, les sciences, loin d’être éclos spontanément, sont le résultat d’une longue et graduelle ascension, depuis les formes rudimentaires
jusqu’aux formes que nous-mêmes connaissons aujourd’hui.


L’âme humaine ne saurait faire exception à cette loi générale et absolue ; nous constatons sur la terre qu’elle passe par des phases qui embrassent les manifestations les plus diverses, depuis les plus humbles et chétives conceptions de l’état sauvage, jusqu’aux magnifiques efflorescences du génie. Notre examen rétrospectif doit-il se borner là ? Devons-nous croire que cette âme, qui gouverne chez l’homme primitif un organisme aussi compliqué, a pu acquérir subitement des propriétés si variées et si bien adaptées aux besoins de l’individu ? Notre induction doit-elle se borner aux êtres qui ont exactement les mêmes caractères anatomiques que les nôtres ? Nous ne le croyons pas, car les transitions insensibles qui nous amènent physiquement de l’homme à la matière, nous les retrouvons dans le domaine intellectuel avec les mêmes dégradations successives. C’est donc au début de la vie intelligente qu’il faut s’attaquer pour trouver, sinon l’origine de l’âme, du moins
le point de départ apparent de son évolution à travers la matière. Nous constatons expérimentalement, au moyen du spiritisme, la nécessité de la réincarnation de l’âme humaine ; et la loi de continuité, qui nous avons signalée dans les êtres vivants, nous permet de croire que l’âme animale est soumise à la même obligation. Le principe intelligent viendrait ainsi habiter successivement des organismes de plus en plus perfectionnés, à mesure qu’il devient plus capable de les diriger.

 

Voici un exemple qui vient confirmer la théorie de l’incarnation animale : Si dans une écurie on fait la litière des chevaux avec de la paille qui a servi dans la cage de lions ou de tigres, les chevaux, dès qu’ils auront senti l’odeur de cette paille, seront pris d’une terreur folle, et s’efforceront de fuir. Bien des générations de chevaux domestiques ont dû se succéder depuis que le cheval sauvage a été exposé aux attaques  de ces félins. Cependant ces chevaux qui, depuis de nombreuses générations, sont nés dans des écuries, reconnaissent encore l’odeur de ces terribles prédateurs de leurs lointains ancêtres.


Comment expliquer la peur de ces animaux ? Si nous supposons qu’il y a un principe intellectuel dans l’animal, que ce principe est revêtu d’un périsprit dans lequel s’emmagasinent les instincts, les sensations, et que la mémoire provient d’un réveil de
ces instincts et de ces sensations, tout devient compréhensible. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, les animaux domestiques sont les mêmes êtres qui vivaient anciennement à l’état sauvage, et l’odeur des fauves réveille dans leur
enveloppe fluidique des souvenirs qui se rattachent à la souffrance et à la mort, sous la dent des carnassiers ; de là leur frayeur. Le spiritisme démontre l’existence du périsprit, montrant que cet organe reproduit fluidiquement la forme corporelle des animaux, qu’il est stable au milieu du flux perpétuel des molécules vivantes, il en résulte que c’est en lui que s’incorporent les instincts. Comme il est immuable malgré les changements incessants dont l’homme est le théâtre, il contient pour ainsi dire le statut des lois qui dirigent l’évolution de l’être. A la mort, il ne se dissout pas, il constitue l’individualité du principe intelligent et il enregistre chaque modification que les nombreuses et successives existences déterminent en lui, de sorte qu’après avoir parcouru toute la série, il devient apte à conduire, à diriger, même à l’insu de l’esprit, des organismes très compliqués. Il y a dans cet automatisme quelque chose d’analogue à ce qu’on remarque lorsqu’un pianiste exercé déchiffre, à première vue, une partition nouvelle ; comme il a assoupli par un long exercice le mécanisme du cerveau, du bras et des doigts, aux mouvements les plus divers de sa volonté, il n’a plus à se préoccuper de ces difficultés matérielles, qui sont insurmontables pour le débutant ; il n’a qu’à lire la partition, et ses organes obéissent automatiquement à son esprit. Mais que de peine et de labeur avant d’arriver à ce résultat ! Cette manière d’envisager l’utilité indispensable du périsprit deviendra encore plus claire, à mesure que nous comprendrons mieux la nature des actions si complexes qui ont pour résultat les vie physique et intellectuelle des animaux et de l’homme.

L’instinct, l’intelligence et le sentiment existent chez tous les animaux ; il n’existe qu’une différence de degrés entre l’âme des animaux et l’âme humaine. L’instinct est la forme la plus inférieure sous laquelle l’âme se manifeste. L’animal a une tendance à réagir contre le milieu extérieur, et que la sensation détermine en lui des émotions de plaisir ou de peine ; lorsqu’il cherche les unes et fuit les autres, il accomplit des actes instinctifs qui se traduisent par des actions réflexes, dont il peut avoir conscience, sans pouvoir souvent les empêcher, mais qui sont admirablement  adaptées à son existence. Ainsi un lièvre s’enfuit au moindre bruit qui se produit, son mouvement de fuite est involontaire, inconscient, en partie réflexe, et en partie instinctif, mais ce mouvement est adapté à la vie de l’animal : il a pour but sa conservation. Nous pensons que ces instincts sont le résultat d’actes accomplis un grand nombre de fois dans les vies antérieures de l’âme de l’animal et qui se sont incrustés dans le périsprit de cette même âme incarnée dans un corps nouveau. Les sensations nerveuses que ressent l’animal se répercutent dans le périsprit. Une répétition fréquente de la même sensation donnera naissance à l’instinct. Prenons la méduse comme exemple. Ces  animaux ne se dirigent jamais sur la terre que lorsque le vent les y pousse, on dirait qu’ils ressentent les dangers qui les y attendent.

 


Malgré les précautions prises par les méduses, il en échoue cependant des quantités,  qui ne tardent pas à se dessécher. Leur crainte de la chaleur est donc absolument justifiée et suffit à leur créer un instinct, car la méduse qui aura ainsi péri un grand
nombre de fois, finira par s’éloigner instinctivement, dans les incarnations suivantes, de ces rivages si funestes pour elle. La lutte pour la vie, les efforts perpétuels des êtres réagir contre les influences destructives, pour s'adapter à leur milieu, pour lutter contre les espèces ennemies,  feront évoluer les instincts en intelligence. Intelligence qui sera tout d'abord confondue avec l'instinct mais qui se différenciera, avec le temps et l'expérience, jusqu'à l'épanouissement de la pensée et la conscience de l'être de lui-même, de ses actes et de leurs conséquences. Les trésors de l'intellect se font jour lentement à travers l'obscure carapace des appétits. L'égoïsme, la pensée du moi, enfantée par la loi de conservation qui a été si longtemps sa seule souveraine, voit diminuer lentement sa toute-puissance, car déjà, dans le règne animal, la maternité a implanté dans l'âme le sentiment de l'amour, sous ses formes les plus humbles et les plus rudimentaires. Mais ces pâles lueurs, qui rompent à peine le rêve animal, iront en accroissant d'intensité ; elles rayonneront davantage au fur et à mesure que la transformation se produira, et, dans les âmes supérieures, elles seront la lumière étincelante, le phare qui nous dirigera dans les ténèbres de l'ignorance. La loi du progrès ne s'applique pas seulement à l'homme. Elle est universelle. Il y a dans tous les règnes de la nature une évolution. Depuis la cellule verte, depuis le vague embryon flottant sur les eaux, à travers des séries variées, la chaîne des espèces s'est déroulée jusqu'à nous.  Sur cette chaîne, chaque anneau représente une forme de l'existence qui conduit à une forme supérieure, à un organisme plus riche, mieux adapté aux besoins, aux manifestations grandissantes de la vie. Mais sur l'échelle d'évolution, la pensée, la conscience, la liberté n'apparaissent qu'après bien des degrés. Dans la plante, l'intelligence sommeille ; dans l'animal, elle rêve ; dans l'homme seulement, elle s'éveille, se connaît, se possède et devient consciente. Dès lors, le progrès, fatal en
quelque sorte dans les formes inférieures de la nature, le progrès ne peut plus se réaliser que par l'accord de la volonté humaine avec les lois éternelles.