Les porte de l'au-delà

Inscrivez-vous à notre newsletter

@tousdroitsréservés @lesportesdelaudela siren 883281057

Un peu d'histoire 2

18/01/2024

Un peu d'histoire 2

L'histoire de goethe


Wolfgang von Goethe se promenait un soir d'été pluvieux avec son ami K.... revenant avec lui du Belvédère à Weimar. Tout à coup le poète s'arrête, comme devant une apparition, et allait lui parler. - K... ne se doutait de rien. - Soudainement Goethe s'écria : " Mon Dieu ! si je n'étais sûr que mon ami Frédéric est en ce moment à Francfort, je jurerais, que c'est lui ! ... " Ensuite il poussa un formidable éclat de rire : - " Mais c'est bien lui... mon ami Frédéric !... Toi, ici à Weimar ?... Mais au nom de Dieu, mon cher, comme te voilà fait... habillé de ma robe de chambre... avec mon bonnet de nuit... avec mes pantoufles aux pieds... ici sur la grande route ?..." K.... comme je viens de le dire plus haut, ne voyait absolument rien de tout ceci, et s'épouvanta, croyant le poète atteint subitement de folie. Mais Goethe préoccupé seulement de sa vision s'écria en étendant les bras : " Frédéric ! ou es-tu passé... grand Dieu ? mon cher K... n'avez-vous pas remarqué, où a passé la personne que nous venons de rencontrer ? " - K... stupéfait, ne répondait rien. Alors le poète tournant la tête de tous les côtés, s'écria, d'un air rêveur : "Oui ! je comprends... c'est une vision… cependant quelle peut être la signification de tout cela ?… mon ami serait-il mort subitement ?… serait-ce donc son esprit ? ... "
Là-dessus Goethe rentra chez lui, et trouva Frédéric à la maison... Les cheveux se dressèrent sut sa tête: " Arrière, fantôme ! " s'écria-t-il en reculant, pâle comme un mort. - " Mais, mon cher, est-ce là l'accueil que tu fais à ton plus fidèle ami ?…" - " Ah ! cette fois s'écria le poète en riant et pleurant à la fois, ce n'est pas un esprit, c'est un être " de chair et d'os ", et les deux amis s'embrassèrent avec effusion.
Frédéric était arrivé au logis de Goethe trempé par la pluie et s'était revêtu de vêtements secs du poète ; ensuite il s'était endormi dans son fauteuil et avait rêvé qu'il allait à la rencontre de Goethe, et que celui-ci l'avait interpellé avec ces paroles : " Toi ici à Weimar ?... quoi... avec ma robe de chambre... mon bonnet de nuit... et mes pantoufles, sur la grande route ? ... " - De ce jour le grand poète crut en une vie après la vie terrestre.